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 L'écume des jours

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Kazuyo

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Messages : 4
Date d'inscription : 11/12/2011

MessageSujet: L'écume des jours   Dim 11 Déc - 0:40

Spoiler:
 


<L’écume des jours>
« It is still raining on the city and in his heart »

Tu fermes des chaussures dans un silence religieux et remonte, calmement, lentement ta capuche sur tes cheveux blonds. Regardant la porte de tes yeux bleus tu écoute le martellement de la pluie sur le sol. Après le calme, c’est le désespoir qui t’envahis. Le désespoir par ce que tu sais ce qui t’attend derrière cette porte et sous cette pluie battante. La douleur qui t’attend, tu la connait par cœur. Pourtant comme chaque année tu iras. Tu sortira pour laisser souffrir ton âme, tu laissera ton cœur s’arracher dans l’espoir futile d’en guérir un autre. Tu iras, par ce que tu te sent-a juste titre-coupable de tant d’affliction. Par ce que , oui: c’est de ta faute. Entièrement et uniquement ta faute. Alors, tu accepteras tout. Tout. C’est la seule façon de réparer tes erreurs. Enfin, peu être un jour, te les pardonnera-t-elle. Peu être oui, par ce que rien n’est moins sur. Et c’est mieux ainsi, par ce que tant que tu pourra te rependre en excuses tu ira à peu prés bien. Tu te sens tellement sale…tellement misérable a la vérité…cette vie de souffrance tu la lui offre comme un pardon. Un pardon dont elle ne veux pas. Elle à raison de ne plus te vouloir, tu es le premier a le reconnaitre, mais tu espères toujours, tu t’accroche et tu prie. Elle ne reviendra pas, mais toi tu resteras.

- Tu vas y retourner? Cette année encore?

Tu te retourne sur cette voix que tu connais par cœur. Tu regarde ton interlocuteur, étape par étape. D’abord ses cheveux bruns, mi-courts en bataille, puis son visage: fin, pâle ou trônent des yeux chocolat. Des yeux horrifiés, attristés. Ils en disent long. Il est plus grand que toi. Tu aimerais le rassurer, lui dire que tout ira bien. Lui dire que c’est ailleurs que tu te rend ce soir, mais ce serait un mensonge. Un odieux mensonge. Par ce que ce soir, comme tous ceux qui ont précédés tu rentreras détruit, anéanti. Tu ne sera guère plus que l’ombre de toi-même. Pire qu’un pantin aux fils tranchés. Tu ne sera ni plus ni moins qu’un peu de braise dans l’âtre de ton cœur. Plus personne ne trouvera en toi la flemme qui t’anime le reste de l’année. On te harcèlera de questions au quelles tu répondras vaguement que ce que tu endure est purement et dûment mérité. Tu diras que ce n’est rien a côté de ce que tu lui fait enduré. Par ce qu’elle est là la vérité: même en étant loin tu l’as détruit. Tu ne l’a jamais autant acculée que depuis que tu l’as laissée partir loin de toi. Tu es partagé entre deux idées. Comme ce jour là. Tu aurais sans doutes pu la protéger en la gardant prés de toi, mais tu à estimé que tu n’avait pas le droit de l’emprisonner encore une fois. Tu lui as déjà tout pris. C’est sans doutes la décision la plus dure et la moins égoïste que tu n’ais jamais prise.

- Bien sur, Uke. Une promesse est une promesse.
- Celle si n’as jamais été faite que dans le silence le plus total.

Il lève la voix. Il as raison de se mettre en colère contre toi. Par ce que tu es son meilleur ami, et ta conduite l’affecte beaucoup. Il raison. Cependant tu ne peu pas être d’accord avec ses propos. Non par ce que cette promesse silencieuse est la seule chose qui fasse battre ton cœur. Sa voix raisonne et les quatre coins de la maison, les trois autres habitants de l’appartement sortent de leur rêveries pour vous rejoindre. Ils te regardent. Tu les regardes. Leur mines déconfites te brise le cœur, mais tu n’y peu rien. Tu n’y peux rien et surtout tu ne veux rien changer. qui serai assez con pour remettre en question plusieurs années de douleur consenties? Pas toi.

- Uke …
- Pourquoi y retournes-tu? Pour aller pleurer-encore une fois- aux pieds de Setsuna? La supplier de te reprendre? Elle ne veux plus de toi. Tu as passé ta vie à la détruire et voila que tu continues en vous annihilant petit à petit, tous les deux. Arrêtez donc de vivre dans le passé, ça fait bien longtemps que Reila est morte. Arrête, maintenant.

Il a raison, tu le sais. Tu voix bien qu’il essaie de te sauver en agissant ainsi, mais tu te demande, si -au fond-tu n’es pas déjà perdu. Depuis combiens d’années le serais-tu dans ce cas là? Les choses son si lourde pour toi ce soir. Mais tu tente d’expliquer. Tu te dit que lui adresser un reproche te soulageras peu être. Ça te déculpabilisera. Par ce que cette vérité tu ne veux pas l’entendre. Pas aujourd’hui. Tu n’es pas prés pour ça. Qui le serai d’ailleurs?

- Et toi, pourquoi ne vas-tu jamais la voir? Reila était ton amie aussi.

Il se met à rire. Le genre de rire nerveux que tu connais si bien. Nerveux oui, par ce qu’il n’y as rien de drôle a la situation, tu sais qu’il souffre. Que la mort l’affecte beaucoup. Alors tu ne fait pas la moindre remarque. Tu te contentes d’attendre la suite: car il y en aura forcément une. Il y as toujours une suite au choses les plus atroces.

- Certes, Takanori. Mais tu n’y vas pas non plus. La seule qui pleure encore vraiment,
C’est Setsuna. Toi mon pauvre ami, tu te rends su sa tombe dans l ‘espoir de te faire pardonner.

Encore quelque chose de vrais. Pourtant tu iras. Ton âme hurlera de douleur, mais qu’importe: si elle est là, alors tu encaisseras le choc une fois de plus. Tu demandera misérablement pardon. Tu la supplieras d’arrêter de se faire du mal, de s’en prendre plutôt a toi. Et tu rentreras, le cœur ensanglanté pas même capable de pleurer de par la terrible affliction qui te foudroieras alors. Personne n’osera rien dire. Sans doutes que Uke claquera la porte du salon et que tu l’entendra pleurer dans sa chambre. Par ce qu’une fois de plus tu seras revenu seul. Le désespoir s’emparera de tous les autres, par ce que une fois de plus, Setsuna ne serai pas rentré. Elle ne les regarderai pas avec ses noisettes ensorcelante et elle ne rigolerai pas face a leur mine déconfites…et surtout: ils aurons perdu une autre partie de toi. Par ce qu’en rentrant cette nuit tu t’écrouleras sous le remord et la douleur la plus lancinante et tu répètera-a juste titre-que c’est de ta faute.

Tu leur lance un regard pitoyable et leur tourne le dos. Ta main se pose sur la poignée. « ne fait pas ça. » Kai te murmure. Tu fermes les yeux pour ne pas l’écouter et tu te précipite sagement dans la rue vers ce lieu ou tu sai que tu vas la trouver. Elle est la tous les ans. Par ta faute. C’Est-ce que tu répète pour apaiser ta conscience, pour te donner une raison de venir. Une autre raison que celle citée par ton ami. Tu l’aimes, certes, mais tu as bien compris que pour elle les choses étaient différentes. Son monde s’éloigne désormais tellement du tien. Et elle l’as fait exprès. Elle ne veux plus jamais te revoir. Elle tolère ta présence seulement et uniquement ce jour la. Seulement, par ce que de toutes façon elle pleure tellement qu’elle ne peu pas te reconnaitre. Tu pourrais être n’importe qui. Elle ne ferait pas la différence. C’est triste, mais tu l’as mérité, n’est pas? Tout est de ta faute tu répètes, comme une chanson. Par ce que te chanter cette atrocité est la seule chose qui te fait avancer: tu es pitoyable.

Trempé, tes yeux balayent avec habitude le cimetière. Tu ne tarde pas a remarquer sa silhouette dans l’ombre. Tu avances, courant presque. C’est elle tout y est: le visage, les cheveux la peau….tout sauf l’âme. Elle est comme toi, a peine plus qu’une pauvre marionnette. Son cœur bat a vide marquant silencieusement les temps et les contre temps. Il fait nuit, il fait froid mais fidèle a son habitude elle se tien là. Enfin, non. Elle ne se tien plus elle rampe comme une aliénée pour s’affaler pauvrement contre le marbre de la tombe. Qu’elle a l’air lamentable a hurler de douleur comme une démente. Il n’y as dans ce corps plus rien de la femme que tu as connus et aimé. Mais tu fermes ta bouche et tu laisser la souffrance t’envahir. Tu regarde ce que tu lui a fait et tu pries pour recevoir une punition conséquente. Cette loque humaine qui se traine dans la boue…elle est toujours aussi belle pourtant…mais son visage est ravagé par un indicible chagrin, ses trait t’apparaissent fatigués, las de tout. Tu tombe a genoux et tu la retiens, tu la plaque contre ton torse pour l’empêcher de se faire du mal contre le marbre qu’elle s’est mis a marteler de ses petits points en hurlant a la mort le nom de votre amie. « Reila ».

Tu la berce pour qu’elle se calme, tu lui murmure des mots doux qu’elle n’entend pas, qu’elle refuserait de toutes manières. Elle viens ici pour mourir. A chaque fois que tu la retrouve elle se perd un peu plus, s’abandonnant a une folie dont tu ne peux la protéger. Tu ne peu pas, elle n’est plus a toi. Tu ne peux plus y prétendre. Tu emprisonnes ses poignés dans l’étaux de tes mains et tu déposes tes lèvres sur le haut de son crâne pour embrasser ses cheveux.

- Tu sais Takanori…je crois que je n’en peux vraiment plus…
- Tout ira bien,…tout iras bien…
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